Souscrivez au premier livre pour enfants tout en normand !

Couverture du nouveau livre pour enfants des éditions Magène

Grande nouveauté dans le paysage littéraire régional : les éditions Magène préparent un livre-jeunesse tout en normand du Cotentin. Son nom ? « Le goupillot », c’est à dire « Le petit renard ». Sur de superbes illustrations de Stephan Cavelier, Jean-Pierre Montreuil nous conte l’histoire d’un renardeau qui s’échappe de la tanière familiale pour découvrir le monde et ses dangers… mais heureusement sa mère est sur ses traces. À partir de deux ans. 48 pages. Format 21 x 21 cm. Texte bilingue normand-français.

Souscription jusqu’au 26 mai 2018 : 9 € (de 1 à 4 ex.) ou 8 € (à partir de 5 ex.) + les frais d’envoi. Après cette date, le prix de vente sera de 10 €. N’hésitez pas à en commander plusieurs exemplaires pour l’offrir autour de vous, à vos enfants, petits-enfants, neveux et nièces… Cliquez ici pour obtenir le bulletin de souscription.

Dé dequei de nouvé pou les syins qui luusent en Normaundie : les éditiouns Magène dé Bricquebé vount byintot sorti eun live pou les quenâles, dauns noute loceis. Cha se noume « Le goupillot », ch’est eun vuus mot que touot eun chaqueun entend byin, parai ? Sus des dessins de Stéphan Cavelier, ch’est Jean-Pierre Montreuil qui nous counte l’histouère d’eun petit renard qu’écappe à ses gens pou raundouilli touot seu. Ch’est reide esposaunt mais sa mère est à sa retrache. Les petiots qui ne prêchent paé enco le normaund pouorrount itou le luure en fraunçais.

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Des nouvelles pour la langue normande

Le samedi 5 mai dernier, l’Atelier langue normande des Amis des donjon s’est réuni une nouvelle fois dans les locaux de l’ancienne école de filles à Bricquebec. Ont été étudiés plusieurs textes écrits par les participants eux-mêmes qui les soumettent ainsi à l’appréciation de leurs pairs.

L’actualité de la langue normande a également été abordée : M. Morin, président de la Région Normandie était en déplacement en Corse il y a peu où il a déclaré à la presse locale vouloir prendre soin de sa langue régionale, le normand. Il souhaitait d’ailleurs prendre connaissance des initiatives concrètes menées dans l’île pour la redynamisation de la langue corse. Des contacts sont par ailleurs en cours entre le cabinet du président de région et la FALE (Fédération des Associations pour la Langue normandE) afin d’établir un cadre de travail. Espérons que les actes suivront les mots.

La rétrospective Millet à Lille

Le catalogue de la rétrospective Millet

Malgré une publicité maigrichonne, tous les Cotentinais admirateurs de Jean-François Millet (ils sont évidemment nombreux) n’avaient pas manqué d’apprendre l’année dernière qu’une nouvelle rétrospective de l’artiste se tiendrait d’octobre 2017 à janvier 2018 au Palais des Beaux-Arts de Lille.

Pensez si cela était intéressant : il n’y avait pas eu de rétrospective Millet en France depuis… 1975 ! C’était à Paris, au Grand-Palais. Depuis cette date, pratiquement deux générations d’amateurs d’art n’avaient pu voir L’homme à la houe qu’en allant à Los Angeles ou encore admirer Les dénicheurs de nids (La cache oû bouolo en normand) qu’en revenant par Philadelphie ! Ce qui n’est pas à la portée de toutes les bourses… Merci donc à la conservation des musées de Lille qui, avec le soutien des musées nationaux, a eu le cran d’organiser une manifestation de cette ampleur en dehors de Paris.

Certes, le nombre d’œuvres exposées était moindre que la fois précédente (100 au lieu de 247) mais les grandes toiles étaient là, provenant de France mais aussi des États-Unis, du Japon, du Canada, d’Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni. Ce ne sont pas moins de 15 musées américains qui ont envoyé des œuvres, montrant ainsi le crédit que Jean-François Millet entretient de l’autre côté de l’Atlantique. Les tableaux et les dessins conservés au Musée Thomas Henry de Cherbourg étaient évidemment présents pour illustrer principalement la jeunesse de l’artiste.

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de pouvoir se déplacer dans le Nord, nous ne pouvons que les encourager à acquérir le catalogue de l’exposition édité par la Réunion des musées nationaux (couverture ci-dessus à droite).

À noter enfin que l’une des commissaires de l’exposition, Chantal Georgel, a publié en 2014 un splendide album sous coffret, intitulé sobrement Millet, aux éditions Citadelles & Mazenod (ci-contre), dont le propos renouvelle grandement la perception traditionnelle du peintre de Gréville.

Disparition de René Saint-Clair

Écrivain, poète, chansonnier, conteur, et plus simplement amoureux de la Normandie, de sa langue et des « petites gens » qui y habitent, René Saint-Clair est décédé le 1er mai dernier à l’âge de 94 ans.

Né en 1923 à Tribehou, dans les marais de Carentan, il était encore très connu dans la Manche où, des années cinquante aux années quatre-vingt,  il a animé de nombreuses fêtes ou soirées, seul ou avec le groupe folklorique La Rose au bouais qu’il avait fondé à Avranches. C’est aussi l’époque où sa célèbre chanson Ma Presqu’île est reprise par plusieurs interprètes régionaux.

Il laisse une œuvre importante : poésies, chansons, contes, souvenirs, rédigés en normand comme en français, pour la plupart publiés dans plusieurs ouvrages ou disques édités au fil des années, malheureusement épuisés aujourd’hui.

Citons deux d’entre eux que l’on peut encore trouver sur le marché de l’occasion : Fleurs de joie (1968), un recueil de poésies et de chansons,  et Fablenormand (1997), libre adaptation en langue normande de plusieurs fables de La Fontaine. Une biographie lui a aussi été consacrée par Pierre Hamel : Fâot s’ardréchi – René Saint-Clair, le dernier trouvère en langue normande ?, éd. Cheminements, 2004.

« Pierres en lumières » dans le pays de Bricquebec

L’arbre classé de l’ancien presbytère de Quettetot sera illuminé le 19 mai au soir

La commune nouvelle de Bricquebec-en-Cotentin a choisi de s’inscrire à la 8ème manifestation « Pierres en lumières » proposée par la Fondation du patrimoine et qui se déroulera dans la soirée du samedi 19 mai 2018. Les sites et les animations retenus sont les suivants :

* Bricquebec : Illumination intérieure et extérieure de la Tour de l’horloge du château et présentation partielle de l’exposition « Mille ans en Normandie » qui a circulé dans toute la Normandie en 2017.
* Quettetot : Illumination de l’ancien presbytère et de son arbre classé. Lecture toutes les heures ( 21 h, 22 h et 23 h)  par Rémi Pézeril, président des Amis du donjon, de trois contes en normand :  Le chorchyi (d’après Le sorcier de Charles Frémine), la Cache Hellequyin (La Chasse Hellequin, légende fantastique), Le goupillot (Le petit renard, conte pour enfants de Jean-Pierre Montreuil). Jeux en bois normands (à 20 h 30, 21 h 30, 22 h 30). Stationner les voitures sur la place de la mairie, déplacement à pied fléché.
* Saint-Martin-le-Hébert : Illumination extérieure de l’église. À l’intérieur, présentation d’objets d’art sacré et diaporama sur la rénovation des vitraux. Lecture d’un texte de Charles Frémine.
* Les Perques : Illumination intérieure et extérieure de l’église. Présentation de l’exposition des Amis du donjon sur Paul Le Poittevin et les ancêtres maternels de Guy de Maupassant.
* Le Valdecie : Illumination extérieure de l’église. Exposition d’art.
* Le Vrétot : Illumination extérieure de l’église et présentation de l’orgue.

Un Valognais peu connu : Hervé Mangon

La revue Val’Auna est en quelque sorte la cousine de La Voix du donjon. Depuis 2003, ses rédacteurs, issu de l’Association des Amis de Valognes, s’attachent à retracer l’histoire de cette cité au riche passé et au patrimoine fascinant, ainsi que celle des communes alentour.

Le numéro 31, paru il y a déjà plusieurs semaines, est en grande partie consacré à Hervé Mangon (1821-1888), un personnage plutôt oublié, d’une famille originaire de Tamerville, scientifique fondateur du Génie rural et de la Météorologie nationale, puis ministre de l’agriculture sous la IIIe République. La revue présente également Gustave Le Rouge, romancier populaire, né à Valognes en 1867.

Dans ce numéro, le rédacteur en chef nous informe que la périodicité de la revue passera de semestrielle à annuelle. Ce n’est bien sûr pas la matière inédite qui manque mais il constate plutôt l’usure du temps sur une équipe de collaborateurs qui ne voit pas poindre la relève… Nous souhaitons que celle-ci apparaisse car une ville deux fois millénaire comme Valognes mérite bien une revue comme Val’Auna.

 

Visiter la Trappe de Bricquebec

La Trappe de Bricquebec (aquarelle de M.F. Langlois)

Le 22 avril 2018, dans le cadre des « Dimanches du patrimoine », le Pays d’art et d’histoire du Clos du Cotentin propose une nouvelle visite guidée autour de « L’abbaye de la Trappe de Bricquebec ».

Rendez-vous à 14 h 30 devant l’abbaye (visite accessible uniquement sur réservation préalable avant le 19 avril au 02 33 95 01 26).

Le programme complet des animations du Pays d’art et d’histoire est disponible dans les offices de tourisme ou encore ici.

Créée en 1824 par Dom Augustin Onfroy qui en fut le premier abbé, l’abbaye de Bricquebec n’a cessé depuis d’être un lieu de prière et de retraite. Disposant de moulins, d’une fromagerie et, encore récemment, d’une ferme à la pointe de l’innovation, elle a longtemps été la locomotive économique du pays de Bricquebec. En 1871, 1914-1918 et 1944, elle s’est transformée en hôpital pour accueillir de nombreux soldats malades ou blessés. Au XXe siècle, la Trappe de Bricquebec devient l’abbaye-mère de plusieurs monastères cisterciens en Extrême-orient.

La Trappe de Bricquebec a fait l’objet de nombreux articles dans La Voix du donjon (encore récemment dans le n° 95 de la revue).